Malala Yousafzai

Grandes héroïnes de ce monde #01 : Malala Yousafzai

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Portrait d’une adolescente luttant pour le droit à l’éducation des filles

Malala est née en 1997 dans une province Pakistanaise où les talibans interdisent aux filles de fréquenter l’école et au sein d’un environnement familial déjà très engagé pour la liberté et au droit à l’éducation : son père possède une école pour filles. Mais là ou d’autres pourraient ne pas faire de vagues devant des talibans extrémistes et violents, Malala décide de prendre une toute autre voie. Pour elle, la liberté est un droit autant pour les femmes que pour les hommes. Respect.

Un jour, raconte Malala, alors qu’elle accompagne sa mère au marché et n’a pas couvert son visage comme à son habitude, sa mère lui dit : « Tu devrais te couvrir, les hommes te regardent », Malala lui répond : « Moi aussi je les regarde ! ». Elle se demande pourquoi elle ne devrait pas être vue. Bien dit ! Selon elle, son visage est son identité.

La première fois que Malala se fait connaître du grand public, elle n’a que 11 ans la petiote. Elle accompagne son père à une conférence de presse et prend la parole pour dénoncer les talibans qui détruisent les écoles pour filles, imposent la Charia et assassinent leurs opposants. Mais elle ne s’arrête pas là ! Elle poursuit ensuite son combat en écrivant sur un blog diffusé par la BBC sous un pseudonyme. Malala y dénonce à travers de nombreux témoignages personnels les violences des talibans qui sévissent dans sa région.

 » Une femme n’est pas uniquement une mère, une sœur, une épouse. Une femme a le droit à une identité propre. »

Et c’est là où ça se gâte… Quelques années plus tard, alors que Malala âgée de 15 ans se rend à l’école en bus scolaire, des hommes masqués stoppent le véhicule, y montent, demandent qui est Malala puis lui tirent une balle dans la tête avant de prendre la fuite. Faut croire que les talibans sont un poil susceptibles…

La balle a traversé une partie de son crâne, de son cou et de son épaule. Et pourtant, malgré ses graves blessures, Malala est encore vivante. Son cerveau n’a pas été touché. Elle est emmenée dans un hôpital et subit trois lourdes opérations, dont la principale consiste à lui retirer une partie de son crâne pour laisser de l’espace à son cerveau gonflé et placer temporairement cette partie osseuse dans son estomac pour la conserver, rien que ça !

Trois mois plus tard, saine et sauve, elle quitte l’hôpital pour entamer une rééducation à domicile, entourée de sa famille.

Encore une fois, là où beaucoup aurait abandonné, fragilisé ou sous le coup de la peur d’être attaquée de nouveau, Malala décide de poursuivre son combat. Elle crie haut et fort aux journalistes :  » Je pourrais avoir peur des fantômes, des dragons et des choses semblables, mais je n’ai pas peur des talibans ! « …

Grâce à son combat – de six ans déjà ! – pour le droit à l’éducation des filles, elle reçoit divers distinctions dont le prix Nobel de la paix en 2013 qui lui est co-attribué. Elle n’a alors que 17 ans, ce qui fait d’elle la plus jeune lauréate au prix Nobel !

Crédit photo : Antonio Olmos

1 réponse
  1. 1011
    1011 dit :

    Petite contribution à cet article : plasticienne j’ai réalisé une oeuvre intitulée « Hommage à Malala » sur les terribles enlèvements des jeunes lycèennes par Boko Haram, en écho au grand combat pour l’éducation des filles de Malala Yousafzai. Une installation que j’ai pu présenter à 400 lycéens français pour la Journée des Femmes 2018. L’action est aussi la pédagogie et le débat.

    A découvrir : https://1011-art.blogspot.com/p/homage.html

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